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Chers amis,
Chers frères et sœurs,
Lundi 17 mars, nous avons bien analysé et réfléchi sur nos attentes par rapport à l’élection du Délégué Afrique à la Commission Épiscopale Pro Migrantibus. Nous avons dressé aussi le portrait modèle de celui qui peut s’engager pour porter notre projet durant les 5 années à venir.
Nous avons le plaisir de vous inviter à notre prochaine rencontre qui sera consacrée cette fois-ci à l’élection de notre Délégué.
Nous avons voulu construire ensemble un projet qui, pour aller de l’avant, a besoin des personnes qui le portent avec enthousiasme, esprit de sacrifice et dévouement.
La liste de ceux qui ont déjà participé à nos rencontres est à votre disposition en pièce jointe. Ces personnes ont ainsi le droit de vote. Aussi n’hésitez pas à nous faire part de vos remarques ou corrections sur cette liste pour l’améliorer. Nous sommes aussi à votre disposition pour toutes les questions que vous souhaiteriez nous poser ou encore pour toutes suggestions que vous voudriez nous faire.
Selon Radio Vatican, ces nominations porte à 203 le nombre de cardinaux du collège cardinalice mondial, dont 121 cardinaux électeurs.

Nous vous invitons à la rencontre pour les élections :
LUNDI 07 avril à 18h30
À l’Avenue de la Renaissance 40 à 1000 Bruxelles
Metro Mérode (Référence cinquantenaire).

Suite aux plusieurs observations enregistrées, nous voulons apporter la précision suivante :
Chaque "groupe" dispose d'une et une seule voix. Par exemple, à Charleroi il y a les groupes VCAF, BELAFRIKA, Messes aux couleurs africaines, ... Une et une seule personne par groupe votera pour ne pas déséquilibrer le résultat. A supposer que BELAFRIKA vienne avec 5 de ses choristes, le scrutin ne sera plus équilibré. Cet exemple vaut pour presque plusieurs organisations comme Liège, Centre Amani, Louvain-la-Neuve ... Le principe au départ est que chaque groupe délègue une ou deux personnes à l'assemblée générale de la Pro migrantibus Afrique.
Par ailleurs, il a été décidé que le Père Mark Butaye offrira un petit repas à la fin du vote. En conséquence, nous vous demandons de vous inscrire (en nous adressant un petit Mail) pour confirmer votre présence au petit repas.
Vous y êtes, toutes et tous, cordialement invités ! Nous comptons sur votre présence.
Pour la PROMIGRANTIBUS,
Abbé Claude MUSIMAR, Délégué Afrika
Père Mark BUTAYE, op, directeur, Directeur National de la Pro Migrantibus
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Mr l'abbé,
Révérend Père,
Chers frères et soeurs,
Chers amis,
Comme vous le savez sans doute, la Pro Migrantibus est la commission épiscopale qui s'occupe du migrant. Elle a une branche pour chaque continent ou groupe ethnique.
La Pro Migrantibus Afrika est le groupement des chrétiens catholiques d’origine africaine de Belgique. Elle est donc une branche de la Commission Épiscopale Pro Migrantibus (pour les Migrants). Elle est la commission qui porte au sein de l’Eglise Catholique Belge le souci pastoral d’accueil, des échanges, des dialogues avec les migrants.
Depuis 2007, c'est l'abbé Claude MUSIMAR qui était élu délégué pour l'Afrique. Son mandat touche à présent à sa fin et nous sommes invités à élire un nouveau délégué. Il est temps d'élire son remplaçant.

Nous vous invitons à une rencontre à ce sujet le Lundi 17 mars à 18h30 à l'Avenue de la Renaissance 40 à 1000 Bruxelles.
Metro Mérode (Référence cinquantenaire).

Nous mettrons les dispositifs pour l'élection du nouveau responsable et élirons celui qui va nous représenter les 5 années à venir à la Commission épiscopale.
Nous souhaitons que chaque groupe puisse être représenté à cette rencontre par un ou deux délégués maximum. Nous souhaitons vivement que vous fassiez l'effort d'être présents et puissiez dès aujourd'hui bloquer cette date.
Pour la PROMIGRANTIBUS,
Abbé Claude MUSIMAR, Délégué Afrika
Père Mark BUTAYE, op, directeur, Directeur National de la Pro Migrantibus

Invitation

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Après « L’Afrique en Belgique » à Bruxelles, « L’Afrique au Cœur de Liège » en Wallonie, La Pro Migrantibus Afrika veut soutenir cette année une communauté interculturelle en Flandre.
C’est à Ostende que nous sommes invités à nous « em-barquer avec l’Afrique » pour une nouvelle aventure de rencontre, d’échanges et de découverte interpersonnelle.
Nous vous invitons le SAMEDI 28 SEPTEMBRE à OSTENDE pour partager avec nous une après-midi enrichissante dans la diversité. La rencontre des cultures est une invitation à vivre un mouvement double de part et d’autre. Un appel à chacun de sortir de lui-même pour aller vers l’autre, un appel à inventer des pistes nouvelles.
C’est un grand défi pour notre société, pour notre temps.
C’est donc à Oostende que nous voulons nous « embarquer ». C’est sans doute un chemin qui s’ouvre et qui nous mènera à voir en l’autre non pas des personnes qui viennent nous envahir mais des frères humains à qui nous pouvons offrir la possibilité de mieux s’intégrer, des hommes image de Dieu pour qui le Christ a donné sa vie. Ensemble nous pourrons construire la joie du vivre-ensemble. Ainsi notre société pourrait prendre un autre visage.

 pdfTélécharger l'invitation pdfTélécharger l'affiche

 

Voici le programme

  • 12h00 : Traversée du Port (à partir du lieu de parking des cars)
    Accueil et visite touristique de la Ville d’Oostende et du Statue du Roi Léopold II
    Tambour Burundais
  • 13h00 : Match de football sur la plage entre l’équipe d’Ostende et l’équipe des jeunes.
  • 15h00 : Tambour Burundais
  • 16h00 : Concert de Chorales : Chœur Catilène Gospel et chorales africaines
  • 17h00 : Célébration multiculturelle à l’église Sts Pierre et Paul d’Ostende
  • 18h30 : Verre de l’amitié et retour.

Transport

Les premiers qui s’inscriront peuvent payer le car aller-retour à 5 euros.

Pour ce voyage par autocars, voici les lieux de ramassage :

  • Bruxelles : Départ à 9h00 ==> Basilique de Koekelberg ==>Inscriptions auprès de JR Itumine : 0475 / 44 50 09 ou de l’abbé José Nzazi : 0487 / 89 44 25 ou du Centre Amani (Frère Simon) : 0492 / 40 71 00
  • Hainaut et Namur : Départ à 9h00 ==> Mons (Sainte Vaudru) - Charleroi (Place Ville Basse), La Louvière (St-Joseph), Namur (Cathédrale) ==> Contacts : Maniang Victor : 0486 / 25 78 92
  • Liège : Départ à 9h00 ==> Eglise St Boniface ==>Contacts : Patrick Beka 0487 / 83 74 5
  • Anvers : Départ à 9h00 ==> Eglise St Antoine ==> Contacts : Alexis Doua : 0486 / 62 89 07
Votre participation sera bienvenue et très appréciée : si tu es prêtre et que tu peux être des nôtres, peux-tu prendre ton aube et ton étole blanche ? N’hésite pas à inviter et amener les personnes de ta paroisse qui le souhaitent.
Dans l’attente de nous rencontrer, nous vous redisons notre joie de nous voir nombreux à cette fête.

Repas et boissons

Chacun est invité à prendre son pique-nique et des boissons.

Questions - Réponses


C’est la communauté la Pro Migrantibus Afrika qui organise la fête. Cette année spécialement, c’est le groupe multiculturel d’Ostende qui nous accueille. La Pro Migrantibus Afrika collabore avec eux et nous invite tous à nous joindre à Ostende pour soutenir cette jeune communauté multiculturelle en Flandre. Les années prochaines, Pro Migrantibus va soutenir une autre initiative locale.


Le comité organisateur a proposé que nous puissions nous inscrire par ville pour prendre une place dans l’autocar.
Inscriptions impératives par l’achat de billets
Pour les chauffeurs de cars : adresse à entrer dans le GPS : «MARITIEM PLEIN OOSTENDE», ensuite ils peuvent se garer à «MERCATORLAAN OOSTENDE»
Les gens peuvent prendre le petit bateau (gratuit) pour faire la navette au centre de la ville. Là, ils n'ont qu'à suivre la digue jusqu'à la statue de Léopold II où toutes les manifestations vont se dérouler.

C’est une journée de rencontre, d’amitiés, d’échanges. L’événement n’est pas destiné uniquement aux Africains. Nous sommes TOUS invités à vivre cette expérience de la multiculturalité.


Oui, mais il est préférable de répéter les chants pour mieux s’intégrer. Le coordonnateur des chants et répétitions, c’est l’animateur Maniang Victor. Il suffit de s’adresser à lui : 0486 / 25 78 92 ou par mail : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

Abbé Claude MUSIMAR
Délégué Afrique Commission Episcopale Pro Migrantibus
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Chers frères et soeurs !
Nos sociétés font l’expérience, comme cela n’est jamais arrivé auparavant dans l’histoire, de processus d’interdépendance mutuelle et d’interaction au niveau mondial, qui, s’ils comprennent aussi des éléments problématiques ou négatifs, ont pour objectif d’améliorer les conditions de vie de la famille humaine, non seulement dans ses aspects économiques, mais aussi dans ses aspects politiques et culturels. Du reste, chaque personne appartient à l’humanité et partage l’espérance d’un avenir meilleur avec toute la famille des peuples. De cette constatation est né le thème que j’ai choisi pour la Journée mondiale du Migrant et du Réfugié de cette année : « Migrants et réfugiés : vers un monde meilleur ».
Parmi les résultats des mutations modernes, le phénomène croissant de la mobilité humaine émerge comme un « signe des temps » ; ainsi l’a défini le Pape Benoît XVI (cf. Message pour la Journée Mondiale du Migrant et du Réfugié 2006). Si d’une part, en effet, les migrations trahissent souvent des carences et des lacunes des États et de la Communauté internationale, de l’autre elles révèlent aussi l’aspiration de l’humanité à vivre l’unité dans le respect des différences, l’accueil et l’hospitalité qui permettent le partage équitable des biens de la terre, la sauvegarde et la promotion de la dignité et de la centralité de tout être humain.
Du point de vue chrétien, aussi bien dans les phénomènes migratoires, que dans d’autres réalités humaines, se vérifie la tension entre la beauté de la création, marquée par la Grâce et la Rédemption, et le mystère du péché. À la solidarité et à l’accueil, aux gestes fraternels et de compréhension, s’opposent le refus, la discrimination, les trafics de l’exploitation, de la souffrance et de la mort. Ce sont surtout les situations où la migration n’est pas seulement forcée, mais même réalisée à travers diverses modalités de traite des personnes et de réduction en esclavage qui causent préoccupation. Le « travail d’esclave » est aujourd’hui monnaie courante ! Toutefois, malgré les problèmes, les risques et les difficultés à affronter, ce qui anime de nombreux migrants et réfugiés c’est le binôme confiance et espérance ; ils portent dans leur cœur le désir d’un avenir meilleur non seulement pour eux-mêmes, mais aussi pour leurs familles et pour les personnes qui leur sont chères.
Que comporte la création d’un « monde meilleur » ? Cette expression ne fait pas allusion naïvement à des conceptions abstraites ou à des réalités hors d’atteinte, mais oriente plutôt à la recherche d’un développement authentique et intégral, à travailler pour qu’il y ait des conditions de vie dignes pour tous, pour que les exigences des personnes et des familles trouvent de justes réponses, pour que la création que Dieu nous a donnée soit respectée, gardée et cultivée. Le Vénérable Paul VI décrivait avec ces mots les aspirations des hommes d’aujourd’hui : « être affranchis de la misère, trouver plus sûrement leur subsistance, la santé, un emploi stable ; participer davantage aux responsabilités, hors de toute oppression, à l’abri des situations qui offensent leur dignité d’hommes ; être plus instruits ; en un mot, faire, connaître, et avoir plus, pour être plus » (Lett. enc. Populorum progressio, 26 mars 1967, n. 6).
Notre cœur désire un « plus » qui n’est pas seulement un connaître plus ou un avoir plus, mais qui est surtout un être plus. Le développement ne peut être réduit à la simple croissance économique, obtenue, souvent sans regarder aux personnes plus faibles et sans défense. Le monde peut progresser seulement si l’attention première est dirigée vers la personne ; si la promotion de la personne est intégrale, dans toutes ses dimensions, incluse la dimension spirituelle ; si personne n’est délaissé, y compris les pauvres, les malades, les prisonniers, les nécessiteux, les étrangers (cf. Mt 25, 31-46) ; si on est capable de passer d’une culture du rejet à une culture de la rencontre et de l’accueil.
Migrants et réfugiés ne sont pas des pions sur l’échiquier de l’humanité. Il s’agit d’enfants, de femmes et d’hommes qui abandonnent ou sont contraints d’abandonner leurs maisons pour diverses raisons, et qui partagent le même désir légitime de connaître, d’avoir mais surtout d’être plus. Le nombre de personnes qui émigrent d’un continent à l’autre, de même que celui de ceux qui se déplacent à l’intérieur de leurs propres pays et de leurs propres aires géographiques, est impressionnant. Les flux migratoires contemporains constituent le plus vaste mouvement de personnes, sinon de peuples, de tous les temps. En marche avec les migrants et les réfugiés, l’Église s’engage à comprendre les causes qui sont aux origines des migrations, mais aussi à travailler pour dépasser les effets négatifs et à valoriser les retombées positives sur les communautés d’origine, de transit et de destination des mouvements migratoires.
Malheureusement, alors que nous encourageons le développement vers un monde meilleur, nous ne pouvons pas taire le scandale de la pauvreté dans ses diverses dimensions. Violence, exploitation, discrimination, marginalisation, approches restrictives aux libertés fondamentales, aussi bien des individus que des collectivités, sont quelques-uns des principaux éléments de la pauvreté à vaincre. Bien des fois justement ces aspects caractérisent les déplacements migratoires, liant migrations et pauvreté. Fuyant des situations de misère ou de persécution vers des perspectives meilleures, ou pour avoir la vie sauve, des millions de personnes entreprennent le voyage migratoire et, alors qu’elles espèrent trouver la réalisation de leurs attentes, elles rencontrent souvent méfiance, fermeture et exclusion et sont frappées par d’autres malheurs, souvent encore plus graves et qui blessent leur dignité humaine.
La réalité des migrations, avec les dimensions qu’elle présente en notre époque de la mondialisation, demande à être affrontée et gérée d’une manière nouvelle, équitable et efficace, qui exige avant tout une coopération internationale et un esprit de profonde solidarité et de compassion. La collaboration aux différents niveaux est importante, avec l’adoption, par tous, des instruments normatifs qui protègent et promeuvent la personne humaine. Le Pape Benoît XVI en a tracé les lignes en affirmant qu’« une telle politique doit être développée en partant d’une étroite collaboration entre les pays d’origine des migrants et les pays où ils se rendent; elle doit s’accompagner de normes internationales adéquates, capables d’harmoniser les divers ordres législatifs, dans le but de sauvegarder les exigences et les droits des personnes et des familles émigrées et, en même temps, ceux des sociétés où arrivent ces mêmes émigrés » (Lett. enc. Caritas in veritate, 29 juin 2009, n. 62). Travailler ensemble pour un monde meilleur réclame une aide réciproque entre pays, avec disponibilité et confiance, sans élever de barrières insurmontables. Une bonne synergie peut encourager les gouvernants pour affronter les déséquilibres socioéconomiques et une mondialisation sans règles, qui font partie des causes des migrations dans lesquelles les personnes sont plus victimes que protagonistes. Aucun pays ne peut affronter seul les difficultés liées à ce phénomène, qui est si vaste qu’il concerne désormais tous les continents dans le double mouvement d’immigration et d’émigration.
Il est important, ensuite, de souligner comment cette collaboration commence déjà par l’effort que chaque pays devrait faire pour créer de meilleures conditions économiques et sociales chez lui, de sorte que l’émigration ne soit pas l’unique option pour celui qui cherche paix, justice, sécurité, et plein respect de la dignité humaine. Créer des possibilités d’embauche dans les économies locales, évitera en outre la séparation des familles, et garantira les conditions de stabilité et de sérénité, à chacun et aux collectivités.
Enfin, regardant la réalité des migrants et des réfugiés, il y a un troisième élément que je voudrais mettre en évidence sur le chemin de la construction d’un monde meilleur ; c’est celui du dépassement des préjugés et des incompréhensions dans la manière dont on considère les migrations. Souvent, en effet, l’arrivée de migrants, de personnes déplacées, de demandeurs d’asile et de réfugiés suscite chez les populations locales suspicion et hostilité. La peur nait qu’il se produise des bouleversements dans la sécurité de la société, que soit couru le risque de perdre l’identité et la culture, que s’alimente la concurrence sur le marché du travail, ou même, que soient introduits de nouveaux facteurs de criminalité. Les moyens de communication sociale, en ce domaine ont une grande responsabilité : il leur revient, en effet, de démasquer les stéréotypes et d’offrir des informations correctes où il arrivera de dénoncer l’erreur de certains, mais aussi de décrire l’honnêteté, la rectitude et la grandeur d’âme du plus grand nombre. En cela, un changement d’attitude envers les migrants et les réfugiés est nécessaire de la part de tous ; le passage d’une attitude de défense et de peur, de désintérêt ou de marginalisation – qui, en fin de compte, correspond à la « culture du rejet » – à une attitude qui ait comme base la « culture de la rencontre », seule capable de construire un monde plus juste et fraternel, un monde meilleur. Les moyens de communication, eux aussi, sont appelés à entrer dans cette « conversion des attitudes » et à favoriser ce changement de comportement envers les migrants et les réfugiés.
Je pense aussi à la manière dont la Sainte Famille de Nazareth a vécu l’expérience du refus au début de sa route : Marie « mit au monde son fils premier né ; elle l’emmaillota et le coucha dans une mangeoire, car il n’y avait pas de place pour eux dans la salle commune » (Lc 2,7). Plus encore, Jésus, Marie et Joseph ont fait l’expérience de ce que signifie laisser sa propre terre et être migrants : menacés par la soif de pouvoir d’Hérode, ils ont été contraints de fuir et de se réfugier en Égypte (cf. Mt 2, 13-14). Mais le cœur maternel de Marie et le cœur prévenant de Joseph, Gardien de la Sainte Famille, ont toujours gardé la confiance que Dieu ne les abandonnerait jamais. Par leur intercession, que cette même certitude soit toujours ferme, dans le cœur du migrant et du réfugié.
En répondant au mandat du Christ « Allez, et de toutes les nations faites des disciples », l’Église est appelée à être le Peuple de Dieu qui embrasse tous les peuples, et qui porte à tous les peuples l’annonce de l’Évangile, puisque, sur le visage de toute personne est imprimé le visage du Christ ! Là se trouve la racine la plus profonde de la dignité de l’être humain, qui est toujours à respecter et à protéger. Ce ne sont pas tant les critères d’efficacité, de productivité, de classe sociale, d’appartenance ethnique ou religieuse qui fondent la dignité de la personne, mais le fait d’être créés à l’image et à la ressemblance de Dieu (cf. Gn1, 26-27), et plus encore le fait d’être enfants de Dieu ; tout être humain est enfant de Dieu ! L’image du Christ est imprimée en lui ! Il s’agit alors de voir, nous d’abord et d’aider ensuite les autres à voir dans le migrant et dans le réfugié, non pas seulement un problème à affronter, mais un frère et une sœur à accueillir, à respecter et à aimer, une occasion que la Providence nous offre pour contribuer à la construction d’une société plus juste, une démocratie plus accomplie, un pays plus solidaire, un monde plus fraternel et une communauté chrétienne plus ouverte, selon l’Évangile. Les migrations peuvent faire naître la possibilité d’une nouvelle évangélisation, ouvrir des espaces à la croissance d’une nouvelle humanité, annoncée par avance dans le mystère pascal : une humanité pour laquelle toute terre étrangère est une patrie et toute patrie est une terre étrangère.
Chers migrants et réfugiés ! Ne perdez pas l’espérance qu’à vous aussi est réservé un avenir plus assuré, que sur vos sentiers vous pourrez trouver une main tendue, qu’il vous sera donné de faire l’expérience de la solidarité fraternelle et la chaleur de l’amitié ! À vous tous et à ceux qui consacrent leur vie et leurs énergies à vos côtés, je vous assure de ma prière et je vous donne de tout cœur la Bénédiction apostolique.
Du Vatican, le 5 août 2013
FRANCOIS

pape-centro-astalliLors de la visite du pape au Centro Astalli

En visite le 10 septembre dans un centre d’assistance aux réfugiés, au cœur de Rome, le pape François a lancé un nouvel appel afin que nul n’ait peur d’accueillir les étrangers en difficulté. Il a lancé un appel aux congrégations religieuses afin que leurs couvents vides ne soient pas transformés en hôtels pour « gagner de l’argent » mais accueillent ceux qui sont dans le besoin.
Deux mois après sa visite choc sur l’île italienne de Lampedusa, où il avait fustigé la « mondialisation de l’indifférence », le pape François s’est rendu au Centro Astalli, à Rome. Il est resté une heure et demie dans ce centre géré par le Service jésuite des réfugiés (JRS), et s’est en particulier rendu au réfectoire où, tous les jours, plus de 400 personnes viennent prendre un repas chaud. En prenant son temps, il a salué ceux qui attendaient leur tour puis ceux qui étaient assis à table en train de manger. Il s’est ensuite entretenu avec un groupe d’une vingtaine de personnes. « Il leur parlait de près et les regardait dans les yeux », a précisé peu après aux journalistes le Père Federico Lombardi, directeur du Bureau de presse du Saint-Siège.
Après cette visite, marquée par un climat festif, le pape François s’est rendu dans l’église du Gesù voisine où quelque 500 personnes ( réfugiés de toutes religions et nationalités, responsables du centre et bénévoles) l’attendaient. Après avoir écouté les témoignages de deux réfugiés, dont une jeune enseignante syrienne, le pape a ensuite pris la parole pour lancer un nouvel appel à l’accueil des étrangers, et des réfugiés en particulier.

 

Servir, accompagner, défendre>

« Chacun de vous », a lancé le pape aux réfugiés, « porte en lui une richesse humaine et religieuse, une richesse à accueillir et non à craindre ». « Nous ne devons pas avoir peur des différences », a-t-il poursuivi avant de déplorer que nombre de réfugiés arrivés à Rome au terme d’un voyage difficile ne retrouvent pas le sourire mais soient à l’inverse « contraints de vivre dans de mauvaises conditions, parfois dégradantes, sans la possibilité de commencer une vie digne, de penser à un nouvel avenir ».
Le pape François a alors invité toute l’Eglise à « servir, accompagner et défendre » les réfugiés, s’appuyant sur les trois piliers du Service jésuite des réfugiés.
« Servir, c’est-à-dire accueillir la personne avec attention et lui tendre la main sans calculs, sans peur, avec tendresse et compréhension (…) en établissant des liens de solidarité. Solidarité, cette parole qui fait peur au monde développé. Ils essaient de ne pas la prononcer. C’est presque un gros mot pour eux. Mais c’est notre parole ! » s’est exclamé le Pape.
« Accompagner, c’est aussi ce que fait le centre Astalli. Au départ, en proposant des services de premier accueil, puis en accompagnant les personnes dans leur recherche de travail, en proposant des activités culturelles afin de contribuer à la croissance d’une culture de la solidarité, de la rencontre et de la solidarité. »
Mais servir et accompagner, c’est aussi défendre, a précisé le Saint-Père, « se mettre du côté des plus faibles ». Et de rappeler combien il est important pour toute l’Eglise que l’accueil du pauvre et la promotion de la justice ne soient pas confiés seulement à des « spécialistes » mais soient « une attention de toute la pastorale, de la formation des futurs prêtres et religieux, de l’engagement de toutes les paroisses, les mouvements et groupes ecclésiaux ».

Les couvents vides n’ont pas vocation à devenir des hôtels

« Le Seigneur, a encore souligné le pape François à l’intention des religieux, appelle à vivre avec plus de courage et de générosité l’accueil dans les communautés, dans les maisons, dans les couvents vides ». « Chers religieux et religieuses, a alors lancé le pontife, les couvents vides ne servent pas à l’Eglise pour les transformer en hôtels et gagner de l’argent. Les couvents ne nous appartiennent pas, ils sont pour la chair du Christ que sont les réfugiés ».
« Nous faisons beaucoup, mais peut-être sommes-nous appelés à faire plus. Surmontez la tentation de la mondanité spirituelle pour être proches des personnes simples et surtout des derniers », a encore ajouté le pontife qui est allé ensuite déposer des fleurs sur la tombe du père Pedro Arrupe, ancien supérieur général des jésuites et fondateur du Service jésuite des réfugiés. P.G. (avec Radio Vatican et Apic)
Dominique Servais
Adjoint au Vicariat
Vicariat Évangile & Vie
Rue de l'Évêché, 25
4000 LIEGE