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« Le voici maintenant le moment favorable, le voici maintenant le jour du salut. » 2 Corinthiens 6,2


Voici un appel qui réveille pour commencer ce carême. C’est un appel pour préparer la montée vers Pâques. Alors on peut se demander comment faire ou que faire pour que « je ne rate pas ce ou « mon » carême ?
Un conseil pratique : faire de ce carême un moment favorable d’écoute. Ecouter Dieu qui nous parle tous les jours à travers les personnes, les événements et les différents messages qui vont croiser nos chemins quotidiens en cette période. Surtout ne pas les zapper !
Je vous propose déjà 3 messages possibles qui peuvent nous aider :
  • L’Evangile de Matthieu 6, 1-6.16-18 : l’aumône, la prière, le jeûne

  • Le message du pape François pour le carême : « C’est la miséricorde que je veux, et non les sacrifices » (Mt 9,13). Les œuvres de miséricorde dans le parcours jubilaire. A découvrir ICI

  • Dix conseils pour un bon carême selon le Cardinal Godfried Danneels :

  1. Prie, chaque matin Notre Père et chaque soir n’oublie pas de saluer Marie.
  2. Cherche dans l’Évangile du dimanche, une petite phrase que tu pourras méditer toute la semaine.
  3. Chaque fois que tu achètes un objet dont tu n’as pas besoin pour vivre - un article de luxe - donne aussi quelque chose aux pauvres ou à une œuvre. Offre-leur un petit pourcentage. La surabondance demande à être partagée.
  4. Fais chaque jour quelque chose de bien pour quelqu’un. Avant qu’il ou elle ne te le demande.
  5. Lorsque quelqu’un te tient un propos désagréable, n’imagine pas que tu doives aussitôt lui rendre la pareille. Cela ne rétablit pas l’équilibre. En fait, tu tombes dans l’engrenage. Tais-toi plutôt une minute et la roue s’arrêtera.
  6. Si tu zappes depuis un quart d’heure sans succès, coupe la Télé et prends un livre. Ou parle avec ceux qui habitent avec toi : il vaut mieux zapper entre humains et ça marche sans télécommande.
  7. Durant le Carême quitte toujours la table avec une petite faim. Les diététiciens sont encore plus sévères : fais ça toute l’année. Une personne sur trois souffre d’obésité.
  8. « Par-donner » est le superlatif de donner.
  9. Tu as déjà si souvent promis de téléphoner à quelqu’un ou de lui rendre visite. Fais-le finalement.
  10. Ne te laisse pas toujours prendre aux publicités qui affichent une réduction. Cela coûte en effet 30 % moins cher. Mais ton armoire à vêtements bombe et déborde également de 30 %.

Bon Carême !

Bonjour à tous et à toutes,

Je vous invite à la réunion de PMA (Promigrantibus Afrique), ce lundi 8 février 2016 de 18h30 à 20h30 avec 4 points à l'ordre du jour : 

  • Comment allons-nous organiser le pèlerinage national des africains et des communautés catholiques africaines le 27 août 2016 à Montaingu ?

  • Vos retours sur la journée des migrants et des réfugiés du dimanche 17 janvier 2016.

  • Le nouveau site de la Promigrantibus Afrique : www.pmafrika.be

  • Divers

Lieu de la réunion : 40, rue de la Renaissance à 1000 Bruxelles (chez les dominicains)
Fraternellement vôtre,
José Serge Nzazi Otshia -  Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
Unité Pastorale "Chêne de Mambré"/Anderlecht
0487 / 894 425
Bonjour à tous et à toutes,
Meilleurs voeux pour 2016 ! Je vous souhaite à vous et à vos communautés cette année des grâces et des bénédictions.

Je viens à vous avec les demandes et informations suivantes : votre avis sur la date de la prochaine rencontre du PMA AFRIQUE
3 possibilités :

  • lundi 25 janvier, lundi 1er février ou lundi 8 février de 18h30 à 20h30 au lieu habituel : 40, rue de la renaissance 1000 Bruxelles
    (chez les dominicains).
Merci de vos réactions pour vite fixer la date. Il y a des points urgents et importants à traiter.
Je vous invite à consulter notre nouveau site, encore en construction et attendons de vos propositions : http://www.pmafrika.be/site/

Juste deux rappels :

  • la journée d'étude Pro Migrantibus 2016 sur le thème "Un foyer pour tous. Des familles en migration" (voir ici)

  • la journée mondiale des migrants pour ce dimanche 17 janvier (voir ici)

Fraternellement vôtre,
José Serge Nzazi Otshia -  Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
Unité Pastorale "Chêne de Mambré"/Anderlecht
0487 / 894 425

Année Sainte du 8 décembre 2015 au 20 novembre 2016


Voici le moment favorable, le moment du salut, la période de grâce…


logo-annee-misericordePar le Pape François, Dieu nous offre ce moment de grâce pour approfondir durant toute une année notre relation avec Lui : redécouvrir en Jésus, le visage humain du Père miséricordieux et réapprendre notre vraie vocation, celle de vivre de la miséricorde et à en être les témoins dans toutes nos relations.
Du 8 décembre 2015 en la solennité de l’Immaculée Conception au 20 novembre 2016 en solennité de Jésus Christ, Roi de l’Univers, l’église célèbre une Année Sainte extraordinaire, jubilé de la miséricorde. Le Pape, pour l’occasion, a procédé à l’ouverture de la Porte Sainte et inauguré le début de l’année jubilaire.
En effet, c’est depuis le 1er janvier 1300 que l’Eglise fête les années saintes tous les 25 ans. Nous ne sommes pas encore en 2025 après le jubilé de l’an 2000. Mais le Pape François a décidé de promulguer une année jubilaire extraordinaire : Année Sainte de la Miséricorde. C’est l’occasion pour l’Eglise de reprendre conscience et de rendre évidente sa mission d’être le témoin de la miséricorde. C’est un chemin de conversion, d’écoute de la parole du Christ : « Soyez miséricordieux comme votre Père » (Lc6, 36).
Ce mot « miséricorde » recouvre des attitudes qui touchent à la tendresse, à l’amour, à la bonté, à la compassion, à la pitié, à la clémence, à la grâce. C’est aussi un engagement au service de l’autre dans la durée. C’est donc se mettre au service des pauvres, des nécessiteux, des éprouvés, des fragilisés dans un esprit de fidélité. La miséricorde nous pousse donc à mobiliser nos énergies pour affronter ensemble les grands problèmes de notre société. Pour cette année sainte de la miséricorde, nous avons donc l’occasion de la vivre de façon personnelle ou communautaire par des actes, des gestes et des attitudes susceptibles de nourrir davantage notre foi au Dieu miséricordieux :
  • La prière personnelle et communautaire
  • La fréquentation des sacrements notamment l’eucharistie et la réconciliation (confession)
  • Franchir la Porte Sainte
  • Organiser ou Participer aux pèlerinages de façon personnelle, en groupe ou en communauté
  • Pratiquer les œuvres de la miséricorde (se réconcilier, savoir pardonner, accueillir l’autre, visiter malade et prisonnier, partager
  • Pèlerinage national : Les africains, les communautés catholiques d’origine africaine, les personnes qui les accompagnent et les amis de l’Afrique à MONTAIGU (Scherpenheuve en néerlandais) le samedi 27 août 2016.
Là où l’église est présente la miséricorde du Père doit être manifeste. Là où il y a des chrétiens, chacun doit pouvoir trouver une oasis de miséricorde.

Message du pape François

pape2Chers frères et soeurs !
Dans la bulle d’indiction du Jubilé extraordinaire de la Miséricorde, j’ai rappelé qu’« il y a des moments où nous sommes appelés de façon encore plus pressante, à fixer notre regard sur la miséricorde, afin de devenir nous aussi signe efficace de l’agir du Père » (Misericordiae Vultus, n. 3). L’amour de Dieu, en effet, entend atteindre tous et chacun, en transformant ceux qui accueillent l’étreinte du Père en autant de bras qui s’ouvrent et qui étreignent afin que quiconque sache qu’il est aimé comme fils et se sente « chez lui » dans l’unique famille humaine. De la sorte, l’attention paternelle de Dieu est bienveillante envers tous, comme celle du pasteur avec ses brebis, mais elle est particulièrement sensible aux besoins de la brebis blessée, fatiguée ou malade. Jésus-Christ nous a parlé ainsi du Père, pour nous dire qu’il se penche sur l’homme blessé par la misère physique ou morale et, plus ses conditions s’aggravent, plus se révèle l’efficacité de la miséricorde divine.
À notre époque, les flux migratoires sont en constante augmentation en tout lieu de la planète: les réfugiés et les personnes qui fuient leur patrie interpellent les individus et les collectivités, défiant leur mode de vie traditionnel et bouleversant parfois l’horizon culturel et social auquel ils sont confrontés. Toujours plus souvent, les victimes de la violence et de la pauvreté, abandonnant leurs terres d’origine, subissent l’outrage des trafiquants de personnes humaines au cours du voyage vers leur rêve d’un avenir meilleur. Si elles survivent aux abus et aux adversités, elles doivent ensuite se heurter à des réalités où se nichent suspicions et peurs. Très souvent, enfin, elles doivent faire face à l’absence de normes claires et pratiques pour réglementer leur accueil et pour prévoir des itinéraires d’intégration à court et à long terme, avec une attention aux droits et aux devoirs de tous. Plus que par le passé, l’Évangile de la miséricorde secoue aujourd’hui les consciences, empêche que l’on s’habitue à la souffrance de l’autre et indique des chemins de réponse qui s’enracinent dans les vertus théologales de la foi, de l’espérance et de la charité, en se déclinant en oeuvres de miséricorde spirituelle et corporelle.
A partir de ces constatations, j’ai voulu que la Journée mondiale du Migrant et du Réfugié de 2016 soit consacrée au thème suivant : « Les migrants et les réfugiés nous interpellent. La réponse de l’Évangile de la miséricorde ». Les flux migratoires sont désormais une réalité structurelle et la première question qui s’impose concerne la façon de dépasser la phase d’urgence pour faire place à des programmes qui tiennent compte des causes des migrations, des changements qui se produisent et des conséquences qu’impriment de nouveaux visages aux sociétés et aux peuples. Chaque jour, cependant, les histoires dramatiques de millions d’hommes et de femmes interpellent la Communauté internationale face à l’apparition d’inacceptables crises humanitaires dans de nombreuses régions du monde. L’indifférence et le silence ouvrent la voie à la complicité quand nous assistons en spectateurs aux morts par étouffement, par privations, par violences et par naufrages. De grandes ou de petites dimensions, il s’agit toujours de tragédies quand bien même une seule vie humaine est perdue.
Les migrants sont nos frères et soeurs qui cherchent une vie meilleure loin de la pauvreté, de la faim, de l’exploitation et de la répartition injuste des ressources de la planète qui devraient être divisées 2 équitablement entre tous. N’est-ce pas le désir de chacun d’améliorer ses conditions de vie et d’obtenir un bien-être honnête et légitime, à partager avec les êtres qui lui sont chers ?
En ce moment de l’histoire de l’humanité, fortement caractérisé par les migrations, la question de l’identité n’est pas une question d’une importance secondaire. Celui qui migre, en effet, est contraint de modifier certains aspects qui définissent sa personne et, même s’il ne le veut pas, force celui qui l’accueille à changer. Comment vivre ces mutations, afin qu’elles ne deviennent pas un obstacle au développement authentique, mais soient une opportunité pour une authentique croissance humaine, sociale et spirituelle, en respectant et en favorisant les valeurs qui rendent l’homme toujours plus homme, dans un juste rapport avec Dieu, avec les autres et avec la création ? De fait, la présence des migrants et des réfugiés interpelle sérieusement les diverses sociétés qui les accueillent. Elles doivent faire face à des faits nouveaux qui peuvent se révéler délétères s’ils ne sont pas correctement motivés, gérés et régulés. Comment faire pour que l’intégration se transforme en un enrichissement réciproque, ouvre des parcours positifs aux communautés et prévienne le risque de la discrimination, du racisme, du nationalisme extrême ou de la xénophobie ?
La révélation biblique encourage l’accueil de l’étranger, en le motivant par la certitude qu’en agissant ainsi on ouvre les portes à Dieu lui-même et que sur le visage de l’autre se manifestent les traits de Jésus-Christ. De nombreuses institutions, associations, mouvements, groupes engagés, organismes diocésains, nationaux et internationaux font l’expérience de l’émerveillement et de la joie de la fête de la rencontre, de l’échange et de la solidarité. Ils ont reconnu la voix de Jésus-Christ : « Voici, je me tiens à la porte et je frappe » (Ap 3, 20). Pourtant, les débats sur les conditions et sur les limites à poser à l’accueil ne cessent de se multiplier, non seulement au niveau des politiques des Etats, mais aussi au sein de certaines communautés paroissiales qui voient leur tranquillité traditionnelle menacée.
Face à ces questions, comment l’Eglise peut-elle agir, sinon en s’inspirant de l’exemple et des paroles de Jésus-Christ ? La réponse de l’Évangile est la miséricorde. En premier lieu, celle-ci est un don de Dieu le Père révélé dans le Fils : la miséricorde reçue de Dieu suscite, en effet, des sentiments de joyeuse gratitude pour l’espérance que nous a offerte le mystère de la rédemption dans le sang du Christ. Par ailleurs, elle alimente et renforce la solidarité envers le prochain, comme exigence pour répondre à l’amour gratuit de Dieu, « qui a été répandu dans nos coeurs par l’Esprit Saint » (Rm 5, 5). Du reste, chacun de nous est responsable de son voisin : nous somme les gardiens de nos frères et soeurs, où qu’ils vivent. Entretenir de bons contacts personnels et savoir surmonter les préjugés et les peurs sont des ingrédients essentiels pour faire fructifier la culture de la rencontre, où l’on est disposé non seulement à donner, mais aussi à recevoir des autres. En effet, l’hospitalité vit à la fois de ce qui est donné et reçu.
Dans cette perspective, il est important de considérer les migrants non seulement en fonction de la régularité ou de l’irrégularité de leur condition, mais surtout comme des personnes qui, une fois leur dignité assurée, peuvent contribuer au bien-être et au progrès de tous, en particulier lorsqu’ils assument la responsabilité de leurs devoirs envers ceux qui les accueillent, en respectant de façon reconnaissante le patrimoine matériel et spirituel du pays hôte, en obéissant à ses lois et en contribuant à ses charges. En tout cas, on ne peut pas réduire les migrations à une dimension politique et normative, à des effets économiques, ni à une simple coexistence de cultures différentes sur un même territoire. Ces aspects viennent compléter la défense et la promotion de la personne humaine, la culture de la rencontre des peuples et de l’unité, là où l’Évangile de la miséricorde inspire et encourage des itinéraires qui renouvellent et transforment l’humanité tout entière.
L’Église est aux côtés de tous ceux qui s’emploient à défendre le droit de chacun à vivre avec dignité, avant tout en exerçant leur droit à ne pas émigrer pour contribuer au développement du pays d’origine. Ce processus devrait inclure, à un premier niveau, la nécessité d’aider les pays d’où partent migrants et réfugiés. Cela confirme que la solidarité, la coopération, l’interdépendance internationale 3 et la répartition équitable des biens de la terre sont des éléments fondamentaux pour oeuvrer en profondeur et de manière incisive dans les zones de départ des flux migratoires, afin que cessent ces déséquilibres qui poussent des personnes, individuellement ou collectivement, à quitter leur milieu naturel et culturel. En tout cas, il est nécessaire de conjurer, si possible dès le début, les fuites de réfugiés et les exodes dictés par la pauvreté, par la violence et par les persécutions.
Il est indispensable que l’opinion publique soit informée de tout cela et correctement, notamment pour prévenir des peurs injustifiées et des spéculations sur la peau des migrants.
Personne ne peut faire semblant de ne pas se sentir interpellé par les nouvelles formes d’esclavage gérées par des organisations criminelles, qui vendent et achètent des hommes, des femmes et des enfants, comme travailleurs forcés à travailler dans différents secteurs du marché, comme le bâtiment, l’agriculture, la pêche ou d’autres. Combien de mineurs sont contraints, aujourd’hui encore, de s’enrôler dans les milices qui les transforment en enfants soldats ! Combien de personnes sont victimes du trafic d’organes, de la mendicité forcée et de l’exploitation sexuelle ! Les réfugiés de notre époque fuient ces crimes aberrants ; ils interpellent l’Eglise et la communauté humaine afin qu’eux aussi, dans la main tendue qui les accueille, puissent apercevoir le visage du Seigneur, « le Père miséricordieux, le Dieu de qui vient tout réconfort » (2 Go 1, 3).
Chers frères et soeurs migrants et réfugiés ! A la racine de l’Évangile de la miséricorde, la rencontre et l’accueil de l’autre se relient à la rencontre et à l’accueil de Dieu : accueillir l’autre, c’est accueillir Dieu en personne ! Ne vous laissez pas voler l’espérance et la joie de vivre qui jaillissent de l’expérience de la miséricorde de Dieu, qui se manifeste dans les personnes que vous rencontrez au long de vos chemins ! Je vous confie à la Vierge Marie, Mère des migrants et des réfugiés, et à saint Joseph, qui ont vécu l’amertume de l’émigration en Egypte. Je confie aussi à leur intercession ceux qui consacrent leurs énergies, leur temps et leurs ressources à la pastorale et à l’aide sociale des migrations. A tous et de tout coeur, j’accorde la Bénédiction apostolique.
Du Vatican, le 12 septembre 2015, mémoire du Saint Nom de Marie

FRANCISCUS PP.