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careme  « Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle » (Marc 1,15)
40 jours de conversion, de partage et de prière ! 

Le 1er mars 2017 commence le Carême. Avec l’imposition des cendres, nous entamons une marche vers la Passion, la Mort et la Résurrection du Christ. Pendant 40 jours, en Eglise et avec Eglise, nous allons marcher spirituellement vers la lumière de Pâques. Les 40 jours sont un temps favorable et un moment de grâce(2Co 6,2) à se donner pour se faire homme nouveau à l’image et à la suite de Jésus. Il y a donc du chemin à faire jusqu’à Pâques. Ce chemin s’appelle : conversion, partage et prière1.

1. Carême, un chemin de conversion ! "Revenez au Seigneur votre Dieu, car il est tendre et miséricordieux"

La conversion ne se résume pas à un inventaire des performances en matière de jeune, de prière et de partage. Jésus n’attend pas de nous la tenue d’une comptabilité de nos exploits au terme de 40 jours de carême. Jésus n’est pas venu appelé les justes, mais les pécheurs (Mt 9, 13). Il connait notre fragilité et notre faiblesse. Mais nous avons du prix à ses yeux parce que nous portons en nous un trésor précieux et inestimable (2C0 4, 5 – 8). Il fait toujours confiance au-delà de tout. C’est pourquoi les cendres de ce mercredi constituent un appel à prendre de conscience de notre fragilité et à se laisser regarder et aimer par un autre, essentiellement par l’Autre, Jésus Christ, notre Seigneur. Une telle attitude nous aidera à vivre le carême dans la grâce de l’humilité pour acquérir les vues de Dieu, renoncer à être le maître de tout et partager le regard de Dieu sur nous, sur les autres et sur les événements au quotidien.
Au 5è siècle, le Pape Léon le Grand exhortait les croyants à faire la critique de leur propre état d’esprit et à faire un examen attentif des sentiments intimes de leur cœur. S’ils trouvent au fond de leur conscience quelque fruit de la charité, qu’ils ne doutent pas que Dieu est en eux. Pour devenir de plus en plus capables d’accueillir un hôte si grand, qu’ils persévèrent et qu’ils grandissent dans la miséricorde par des actes. Si en effet l’amour est Dieu, la charité ne doit connaître nulle borne, car aucune limite ne peut enfermer la divinité. (Sermon 48, 2 – 5).

2. Un chemin de partage "Que grâce au Christ nous soyons identifiés à la justice de Dieu" (2CO 5,21).

Le temps de Carême peut être vécu par les croyants comme une « aubaine » pour emprunter des chemins nouveaux, favoriser de nouvelles rencontres, regarder nos proches avec un nouveau regard, nous émerveiller avec ceux qui parlent de leur joie de vivre et avec ceux qui essaient de construire des ponts entre les hommes et les communautés qui nous entourent, écouter la voix de ceux dont la voix est souvent bafouée ou banalisée au profit des intérêts particuliers.
Helder Camara (Archevêque de Rio de Janeiro, 1909-1999) nous aide à mettre au cœur de notre carême le sens et la place de l’Eucharistie. La présence eucharistique, dans la communion, a une durée très brève, mais elle intensifie notre unité avec le Christ, qui a commencé depuis notre baptême. Un avec le Christ, comment regarder, sans une profonde émotion, les conséquences affreuses de l’égoïsme sur l’individu ? Comment rester indifférents, si l’on découvre la montée de l’injustice et, en conséquence, la montée de la radicalisation et de la haine ? En nous nourrissant de l’eucharistie, nous devenons toujours plus plongés dans le Christ et toujours plus liés à toute l’humanité. Notre présence devrait être celle du Christ. Au commencement de l’Église, les païens restaient ébranlés en voyant comment s’aimaient –non pas de façon théorique et par des mots, mais de manière pratique et par des actes- ceux qui recevaient le Pain de vie. Le monde a besoin, de nouveau, de notre témoignage : qu’on sente, qu’on voie, qu’on découvre que l’eucharistie nous amène à vivre la justice et l’amour, comme les seules voies d’une paix véritable (Parole et Pain, janvier-février 1971, pp. 75-76).

3. Un chemin de prière  "Toi, quand tu pries, retire-toi dans ta pièce la plus retirée, ferme la porte, et prie"

Ici Jésus reste un modèle à suivre et à regarder pendant ces 40 jours de Carême. Il prenait du n temps pour la prière afin de rester brancher sur son Père en communion avec le Saint Esprit et aussi demeurer fidèle à la volonté du Père. Pour nous encourager à la suite du Christ, Saint Paul insiste en ces termes : « Priez sans cesse… » (1 Th 5, 17). Car la prière est la source de notre être et la forme la plus intime de notre vie (Mt 6, 6). Par ces paroles, Paul nous invite à entrer en nous-même et y faire un sanctuaire. Le lieu secret, c’est le cœur humain. La vie de prière, sa densité, sa profondeur, son rythme mesurent notre santé spirituelle et nous révèlent à nous-mêmes.
Pour entendre la voix du Verbe, il faut savoir écouter son silence, l’apprendre surtout, car c’est le langage du siècle à venir, disait Paul Evdokimov. Le silence de l’esprit est même supérieur à l’oraison. Si l’on ne sait pas faire dans sa vie une place au recueillement, au silence, il est impossible d’arriver à un degré plus élevé et de pouvoir prier sur les places publiques. La prière nous rend conscients qu’une partie de notre être est immergée dans l’immédiat, se trouve constamment en souci et dispersée, et qu’une autre partie de nous-mêmes l’observe avec étonnement et compassion. L’essentiel de l’état de prière est justement de se tenir là : d’entendre la présence d’une autre personne, celle du Christ, celle de l’homme rencontré aussi, en qui le Christ m’interroge. Sa voix me vient par toute voix humaine, son visage est multiple : c’est celui du pèlerin d’Emmaüs, du jardinier de Marie-Madeleine, de mon voisin de rue. Dieu s’est incarné pour que l’homme contemple son visage à travers tout visage. La prière parfaite cherche la présence du Christ et la reconnaît en tout être humain. Paul Evdokimov (Théologien orthodoxe, 1901-1970, La prière de l’Église d’Orient, Ed Salvator, Mulhouse 1966, pp. 21-24).
BONNE ROUTE A CHACUN ET A CHACUNE ! 
José NZAZI

1Cet article est inspiré entièrement de la revue « Feu Nouveau » N° 60/2 décembre 2016 - janvier 2017

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Merci d'avance pour votre générosité ! 

La PRO MIGRANTIBUS AFRIQUE tient à vous exprimer sa reconnaissance pour votre participation et contribution à l’organisation et au bon déroulement du pèlerinage du 27 août 2016 à Scherpenheuvel (Montaigu).

Après évaluation, la Promigrantibus Afrique fait encore appel à votre générosité pour combler le déficit budgétaire de 1.564,35 € dû au nombre élevé des participants.

Les organisateurs avaient projeté le chiffre de plus au moins 400 à 500 pèlerins. Mais ils ont atteint le chiffre d’environ 800 pèlerins. Pro Migrantibus Afrique se retrouve un peu en difficulté de payer la totalité de la facture de location des cars.

C’est pourquoi elle fait encore appel à votre générosité.

Nous devons boucler nos comptes, pour commencer la nouvelle année 2017 et programmer la prochaine activité avec sérénité.

Pour rappel voici le numéro de compte : BE83 0015 4773 3515 PROMIGRATIBUS AFRIQUE

Merci d’avance pour votre sensibilité et attention aux activités de la Promigrantibus Afrique !
Que Dieu vous bénisse !

Pour la Promigrantibus Afrique,
Abbé José NZAZI
Délégué pour les communautés d’origine africaine à la Promigrantibus

Une Eglise mobilisée avec des migrants et des réfugiés - Jeudi 26 janvier 2017 - 12h00 à 16h45

L’appel du Pape François et des Evêques de Belgique pour que chaque paroisse accueille au moins une famille de réfugiés, a mobilisé des fidèles partout en Belgique.
La journée d’étude présente six "projets ou initiatives" en Wallonie, à Bruxelles et en Flandre, de personnes qui en lien avec l’Eglise locale ont concrétisé cet appel. Parfois elles ne savaient pas bien comment commencer et à quoi cela les mènerait. Chaque fois cela a déclenché un processus d’apprentissage, une mise en commun, des débats et des actions spontanées, des échanges avec des instances, des contacts avec des réfugiés et des migrants ou avec des personnes qui se trouvent en situation de précarité. Six reportages vidéo, soutenus par des témoignages, montreront comment l’Eglise se mobilise et comment des fidèles accueillent et accompagnent des migrants et des réfugiés ou collaborent avec eux.

pdfTélécharger les infos (lieu, inscription, horaire)

Remerciements aux acteurs et aux participants au pèlerinage du 27/08/16 

Merci à toutes les personnes et à toutes les communautés qui se sont impliquées dès la conception du projet de ce pèlerinage jusqu’à son aboutissement ce samedi 27 août 2016. Vous avez donné de votre temps très précieux ; vous avez mis à disposition vos compétences respectives et vos savoirs faire pour rendre possible cette rencontre. Vous avez permis, par vos différents engagements, à plusieurs personnes à s’offrir et à bénéficier d’un pèlerinage en cette année sainte de la miséricorde.
Plusieurs personnes nous ont apporté leurs soutiens financiers et matériels pour rendre possible ce pèlerinage. La Promigrantibus National par son secrétaire national Père Mark BUTAYE avec l’accord de toute la commission a soutenu l’organisation de cet événement, en particulier par un soutien financier pas moindre.
Plusieurs personnes nous ont aussi apporté leur soutien, moral, psychologique et financier. Nos prévisions budgétaires ont explosés. Nous avons misé sur 500 personnes, nous avons atteint le chiffre de plus de 800 personnes. Nous avons dû ajouter un autocar supplémentaire aux dernières heures pour Bruxelles. Pro Migrantibus a encore besoin du soutien financier. Nous ne manquerons pas d’envoyer un courrier personnel à ceux qui nous ont communiqué leurs adresses et assurer de leurs soutiens.
Nous n’allons pas oublier l’abbé Claude Musimar qui a donné à la Promigrantibus Afrique toute l’âme d’existence pendant plusieurs années. Avec lui et grâce à lui, cet espace de dialogue, de rencontre et d’échange d’expériences, la Promigrantibus Afrique a pris corps et continue à s’organiser. Avec l’abbé Claude, nous avons vécu plusieurs grands événements : l’Afrique en Belgique à la Basilique de Koekelberg en juin 2009, l’accueil du Cardinal Laurent Monsengwo à la basilique de Koekelberg, En barque avec l’Afrique à Ostende en 2013 et les activités dans plusieurs communautés à travers la Belgique. Encore une fois merci beaucoup à l’abbé Claude pour cette impulsion que nous avons eu la joie de continuer.
A Mgr Jean KOCKEROLS, Merci de tout cœur de votre présence comme Père et Pasteur. Vous n’avez pas hésité un seul instant à répondre positivement à notre invitation et à soutenir l’initiative. Votre mot à la fin de la célébration a été entendu. La Promigrantibus Afrique fera de son mieux pour prendre des initiatives dans l’avenir.

A tous et à toutes, MERCI BEAUCOUP ! DANK U ! THANK YOU !

Abbé José NZAZI

Un pèlerinage des chaleurs !
L'Afrique chaleureuse au rendez-vous ! 

En juin 2014, l’abbé José NZAZI succédait à l’abbé Claude Musimar comme délégué des communautés catholiques africaines de Belgique à la Promigrantibus national pour un mandat de 5 ans. Avec l’abbé Claude, la pastorale des migrations, section Afrique s’est dotée d’une structure
appelée : Pro Migrantibus Afrika comme espace de dialogue, de rencontre, de réflexion et de partage des expériences, des informations et des réalités pastorales et spirituelles des africains et des communautés africaines catholiques de Belgique. Pendant son mandat, La Pro Migrantibus Afrika organisera plusieurs activités et prendra de nombreuses initiatives pour encourager les africains et les communautés d’origine africaine à vivre et à célébrer leur foi dans le contexte de l’Eglise locale de la Belgique. Dans le contexte de l’année sainte de la miséricorde et dans le souci de continuer à stimuler les africains catholiques de Belgique, la Pro Migrantibus Afrika a organisé une activité spirituelle le samedi 27 août 2016 à au sanctuaire Notre Dame de Montaigu (Scherpenheuvel). C’est le pèlerinage marial national avec les africains de Belgique.
A juste titre, nous pouvons le qualifier de pèlerinage des chaleurs !
Sous un soleil de plomb, les africains, accompagnés des belges et des autres nationalités européennes ont envahi les installations du sanctuaire dans une forte ambiance des chaleurs : la chaleur torride approchant 35 degré, la chaleur spirituelle, chaleur liturgique, chaleur humaine, chaleur sociale et chaleur fraternelle. De la procession mariale, en passant par le temps de pique-nique, la traversée de la porte sainte jusqu’à la célébration de l’eucharistie, les pèlerins ont profité de ces moments de grâces pour prier et célébrer la foi au cœur des symboles et gestes liturgiques aux couleurs africaines.
La procession mariale fut un moment de recueillement et de prière. Cinq communautés ont animé tour à tour les cinq mystères joyeux du Rosaire : la communauté d’Anvers en néerlandais, les groupes spirituels en lingala, la communauté anglophone de Bruxelles en anglais, la communauté des pays Est de l’Afrique en Swahili, et la communauté de Liège en français.
Le temps de pique-nique : dispersé sous les arbres reposant, sur la pelouse accueillante, dans les restaurants et les snacks de Scherpenheuvel, les pèlerins ont profité de la chaleur conviviale et fraternelle pour cultiver un esprit de partage et de la rencontre de l’autre. Il y avait tellement à manger que personne n’en manquait sauf les personnes qui avait fait le choix de jeuner.
La traversée de la porte sainte : Sous une chaleur torride approchant 35 degré, il fallait de l’endurance et de la patience pour traverser la porte sainte de la Basilique. Dans une ambiance surchauffée, Monseigneur Jean a présidé cette liturgique en 3 moments clés :
  • Les intentions de prière lues par les communautés de Gand, Anglophone de Bruxelles et de la Louvière, soutenues par la grande prière de l’année jubilaire par Mgr Jean.
  • Avec une clef monumentale et par un geste majestueux, Mgr Jean a ouvert et poussé la porte sainte. Ce fut un moment symbolique très important et significatif pour ce peuple de Dieu assemblée devant la basilique en cette année sainte de la miséricorde.
  • La traversée de la porte sainte est ponctuée par l’aspersion de l’eau bénite par Mgr Jean. Ce dernier a pris du temps pour ce geste afin de n’oublier personne. Chaque pèlerin a reçu deux images, en souvenir de la traversée de la porte sainte.
La célébration eucharistique : après la longue procession de la Basilique à Maria hall, lieu de la célébration et au rythme des chants et des pas de danse, les pèlerins ont eu droit à la messe au rite congolais avec des symboles et des gestes d’origines africaines. La présence de Mgr Jean était très réconfortante pour ces nombreux pèlerins. . Un des premiers pèlerins du jour, il a accompagné, motivé, encouragé et il a fait prier l’assemblée à chaque étape du pèlerinage. A plusieurs moments, il s‘est laissé aller au rythme des chants et des pas des danses à l’africaine. Il exhortait les participants à accueillir avec foi et joie la grâce de la miséricorde.

Abbé José NZAZI