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Aux Monseigneurs les Evêques des diocèses de Tournai, Liège, Namur et du Vicariat du Brabant Wallon,
Aux responsables diocésains de la pastorale envers les migrants et les réfugiés, 
Aux services diocésains concernés indirectement par la population issue de la migration,
Aux personnes engagées auprès des migrants et des réfugiés,
Aux responsables pastoraux et à leurs amies et amis,
Le Pape François demande de célébrer et de commémorer la Journée Mondiale du Migrant et du Réfugié qui se tient mondialement le 29 septembre 2019. Il nous a adressé une lettre qui souligne sa préoccupation « Il ne s’agit pas seulement de migrants » . Vous trouverez cette lettre sous ce lien.
En 6 vidéos, la Section Migrants et Refugiés du Dicastère pour le service du développement humain intégral a rédigé une partie du contenu de cette lettre. Ces vidéos résument clairement la préoccupation et la demande du Saint Père.
C’est un outil nouveau, pédagogique et destiné à être diffusé à grande échelle dans tous les coins du diocèse, car compréhensible pour tous et toutes.
Ces 6 vidéos sont accessibles en cliquant sur ces liens :
Les diffuser est très facile. On peut les utiliser comme outil de réflexion et d’encouragement, et les faire circuler parmi tous ceux et celles qui se mettent ensemble autour d’un accueil humain des migrants et des réfugiés.
La Journée du Migrant et du Réfugié a comme objectif de nous rappeler cette dimension de notre vie chrétienne.

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29 septembre 2019
Journée Mondiale du Migrant et du Réfugié,
Chers,
« Nous sommes tous des pèlerins, en route vers la Jérusalem éternelle. Nous ne marchons pas seuls.
Le long du parcours, d’autres nous rejoignent et nous devenons ainsi tout un peuple en marche. Cette compréhension religieuse de notre existence comme celle d’invités temporaires dans ce monde, aiguise notre sensibilité et notre compréhension des migrants et des réfugiés. Notre foi nous aide à voir que tout homme, femme et enfant aspire à une vie véritable. Ce 29 Septembre, la Journée Mondiale du Migrant et du Réfugié nous rappelle qu'il “s'agit de plus que du migrant et du réfugié" : il s’agit de l’homme.
Dans cette perspective, je voudrais tout d’abord remercier les nombreuses personnes qui se sont engagées dans l’accueil des réfugiés. Accueillir est une expérience incroyablement touchante et pénétrante. Cette rencontre et confrontation changent aussi bien l’accueillant que l’accueilli. Nous avons été témoins d’étonnantes histoires d’espoir, de peines, de courage et de soutien mutuel. Nous avons rencontré des personnes et des familles formidables et joyeuses, malgré les dures réalités qu’elles ont traversées. Nous nous souvenons, entre autres, de deux familles, fuyant séparément de la même ville, qui, sans l’avoir planifié ni organisé, se rencontrent ici. Heureux hasard, qui les aidera sans doute dans le processus d’insertion et d’une nouvelle vie dans notre pays.
En tant qu’Occidentaux, nous n’étions peut-être pas bien préparés à accueillir si soudainement des migrants et des réfugiés différents de nous. Cela bouleverse notre quotidien. Et nous devons trouver une solution à toutes sortes de questions. Mais nous avons beaucoup appris : nous sommes tous des pèlerins, sans arrêt. De tels événements nous réapprennent que nous ne sommes pas les propriétaires des lieux qui nous sont chers et du monde qui nous abrite ensemble. En accueillant, nous apprenons à travailler ensemble, à former des groupes de soutien, à accompagner. Nous pouvons compter sur la coopération et l’expertise d'organisations chrétiennes et civiles qui, avec une connaissance et un dévouement remarquables, se mettent totalement au service des migrants et des réfugiés. Nous avons rencontré tant de citoyens qui, très naturellement et sans bruit, viennent en aide aux personnes insécurisées et qui s’engagent dans la durée.
Les situations perturbées du monde présent nous concernent tous. Nous ne pouvons pas ne pas voir les personnes qui en subissent les conséquences. Tout comme nous ne pouvons pas ignorer la pauvreté croissante dans notre voisinage. "Caritas" est devenu un mot riche en signification pour beaucoup d’entre nous. Nous sommes touchés et émus lorsque nous devenons le prochain de quelqu'un d'autre. "Caritas" donne une âme à cette histoire d'accueil et d'intégration.
En rencontrant et en accueillant des migrants et des réfugiés, nous expérimentons qu’il n’y a pas de limite à la foi en l’homme. Les origines, les langues, les cultures et convictions peuvent différer. Ce qui importe est que nous apprenions comment on peut vraiment devenir frère et soeur l'un pour l'autre et qu’on ne reste plus un “étranger”. En partageant une même existence d’humanité nous confessons que nous sommes les enfants d’un même Créateur. Puisse cette Journée Mondiale du Migrant et du Refugié encourager de nombreuses personnes à se joindre dans la construction d’un monde humain, solidaire et multiforme. »
+ Luc Van Looy
Evêque de Gand
Président de Caritas Europe
Président de la Commission Interdiocésaine pour la migration ‘ Pro Migrantibus’.

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  1. Diffuser le message du Pape François : quelques extraits de sa lettre, faire retentir le contenu, diffuser les vidéos.
  2. Célébrer ensemble, migrants, réfugiés, personnes d’origine étrangère, belges, et faire retentir la communion dans la diversité dans une prière, dans des intentions, par des chants, des lectures en différentes langues, en priant le Notre Père chacun et chacune dans la langue, … Eventuellement suivi d’une rencontre d’amitié après la célébration
  3. Utiliser le ‘Kit’ avec différents outils du Service de la Pastorale de France , voir ici ou ici
  4. Où c’est possible, réunir en forme conviviale ceux et celles qui accueillent des migrants et des réfugiés. Les services diocésains de la diaconie ou de la solidarité peuvent les identifier.
  5. Où c’est possible, rencontrer des personnes de responsabilité politique pour leur transmettre les points essentiels du message du Pape François sur les migrants et les réfugiés.
  6. Je souhaiterais attirer l’attention à un point décisif :
Nous sommes tous conscients comment en Belgique et en Europe et même au-delà de ses frontières, la cause des migrants et des réfugiés souffre des politiques restrictives, voir menaçantes. Les pays riches et aisés, développés et outillés pour défendre leurs propres intérêts, se désolidarisent fortement quant à la question de l’accueil ou quant à la question de travailler les causes de la migration forcée.
L’opinion publique en Belgique et les chrétiens en Belgique ont besoin d’être instruits et soutenus afin de ne pas céder à la tentation de se replier sur soi. Nous ne pouvons pourtant jamais céder à nous taire sur les points essentiels concernant les migrants et les réfugiés, tout en restant crédible dans notre propos.
Le Caritas reste toujours exigeant.
Nous savons que le danger est grand que les responsables pastoraux de bonne volonté peuvent facilement se décourager dans leur mission de mobiliser des fidèles, de les faire croire en la valeur de l’homme, de sensibiliser les associations, œuvres, assemblées à s’ouvrir à l’étranger. La surcharge pastorale et la fatigue sont réelles. Car la mission est souvent à recommencer.
C’est pourquoi il me semble important que la Journée Mondiale du migrant et du Réfugié à intérêt de « s’organiser dans la simplicité et dans la joie de la communion des diversités ». Une fête, un verre d’amitié, un repas éventuel, une rencontre, des échanges, aussi petites ou locales qu’elle soient et de nature ‘internationale ou interculturelle ou comme quartier de voisinage’ portant ce message de communion et de respect de l’autre, évoquera le sens chrétien de la Caritas. Si ces noyaux s’ouvrent, ils porteront du fruit.
fr. Mark Butaye o.p.
secrétaire général Commission Interdiocésaine Pro Migrantibus

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Chers membres de la Commission Pro Migrantibus,

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Nous venons d’apprendre le décès de l’abbé José Nzazi, membre fidèle et dévoué de la commission Pro Migrantibus.

Pendant de longues années, l’abbé José s’est dévoué comme pasteur dans la pastorale paroissiale à Bruxelles. Il représentait également le Vicariat de Bruxelles auprès d’Entraide et Fraternité et ensuite, en plus, il succédait à l’abbé Claude Musimar comme représentant de la région Africaine FR à la Commission.

Son zèle pour animer et réunir les communautés Africaines en Belgique n’avait presque pas de limites, sinon obligatoirement interrompu, surtout les dernières années, par la maladie qu’il a porté avec une grande modestie et humanité. Nous gardons un souvenir d’un prêtre et collègue engagé, homme d’inébranlable foi, souriant et portant en silence la fragilité de son corps. Qu’il soit accueilli où il désirait se rendre.
Nos prières l’accompagnent.

Fr. Mark BUTAYE o.p
Chers amis,

C’est avec une infinie tristesse que je vous annonce le décès ce dimanche 1er septembre de l’abbé José Nzazi. José était atteint d’un cancer depuis plusieurs années. Il était tout récemment parti à Lourdes avec le pèlerinage diocésain mais en était revenu très fatigué. Le mal qui le rongeait a repris vigueur et après quelques jours d’hospitalisation, il a avec beaucoup de confiance et de dignité remis sa vie entre les mains du Seigneur, entouré de son frère Thaddée et de quelques proches. Agé de 53 ans, José était prêtre du diocèse d’Idiofa, fidei donum pour notre diocèse. Dans dix jours, il allait fêter ses 25 ans d’ordination. Il était depuis un an responsable de l’UP les Trois Vignes au Nord-Ouest de Bruxelles, après un long engagement pastoral dans l’UP d’Anderlecht. Il venait d’être nommé adjoint au doyen du doyenné Ouest. Il a également été un collaborateur apprécié dans l’équipe d’Entraide et Fraternité Bruxelles, ainsi qu’à la Commission épiscopale Pro Migrantibus. Rendons grâce à Dieu pour le prêtre, le frère, l’ami qu’il nous a donné en la personne de José. Ce que José a semé au fil des années de son ministère à Bruxelles portera certainement beaucoup de fruit.

Ses funérailles seront célébrées à l’église SS. Pierre-et-Paul à Neder-over-Heembeek samedi prochain, le 7 septembre, à 10h. (bus 47 et 53, arrêt Peter Benoît). Une veillée de prière, permettant aussi à chacun qui le souhaite de prendre la parole, aura lieu la veille, vendredi 6 septembre, à 20h, également à l’église SS. Pierre-et-Paul.

De tout cœur,
+ Jean KOCKEROLS, Evêque auxiliaire de l’Archidiocèse de Malines-Bruxelles

 >> Voir une petite vidéo souvenir de l'abbé José Nzazi <<

Nous avons le plaisir de vous informer que le thème choisi par le Saint-Père pour la prochaine Journée du migrant et du réfugié, le 29.09.19, est "Il ne s'agit pas seulement de migrants" 

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