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Le cardinal argentin Jorge Mario Bergoglio devient le pape François Ier

Il aura fallu deux jours de conclave et cinq tours de scrutin pour choisir le successeur de Benoit XVI et le 266e pape de l’Eglise.
Un conclave rapide donc, qui pourrait indiquer que le choix a été plutôt évident pour les 115 cardinaux électeurs. Certains attendaient un pape sud-américain, ils ont été exaucés puisque c’est l’archevêque de Buenos-Aires Jorge Mario Bergoglio qui a été choisi ! Une véritable surprise, jusque pour le nom qu’a pris le nouveau souverain pontife : François Ier.
Les caméras du monde entier ont scruté d’abord la cheminée de la Chapelle Sixtine, puis la place Saint-Pierre, noire de monde. Elles se sont ensuite tournées vers le balcon de la logia de la Basilique Saint-Pierre, où le cardinal protodiacre, le français Jean-Louis Tauran, a prononcé la célèbre formule latine : « Habemus Papam ».
Il a ensuite dévoilé le nom du nouveau souverain pontife, ainsi que le patronyme sous lequel il place son pontificat. Le cardinal Jorge Mario Bergoglio devient donc le pape François Ier.
Le choix du nom est révélateur. En prenant celui de Franciscus (ou François) on pense évidemment à Saint François d’Assise, qui reste un véritable apôtre de la pauvreté et du dépouillement. Le nouveau souverain pontife est ensuite apparu au balcon, le visage visiblement ému. S’adressant aux fidèles rassemblés, il a adressé quelques mots et demandé de prier les uns pour les autres. Très simplement, il a demandé aussi aux fidèles de prier pour lui et de prier la Vierge Marie, avant de souhaiter en souriant une bonne nuit à tous.
La relative rapidité avec laquelle les cardinaux se sont prononcés s’expliquent sans doute par les congrégations qui ont été denses et ont duré une semaine, lesquelles ont sans doute permis de définir avec précision le profil idéal et les chantiers auxquels il devra s’atteler.
Le choix du cardinal Bergoglio est une triple première pour l’Eglise catholique. C’est la première fois qu’un Argentin accède au pontificat et c’est la première fois qu’un jésuite devient pape. S’il avait été considéré comme papabile pour la succession de Jean Paul II en 2005, il ne figurait pas cette fois-ci parmi les favoris, principalement en raison de son âge de 76 ans. Le choix d’un pape sud-américain – continent qui compte le plus de catholiques -, le premier non-européen depuis des siècles, est donc événement majeur, signe d’un nouveau souffle pour l’Eglise.